Immuabilité, (im-)passibilité et souffrance

Vers une ontologie « psychologique » de Dieu

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Alexandra Pârvan Bruce L. McCormack

Résumé

Nous appelons ontologie psychologique la tentative de penser l’être de Dieu à partir de son auto-révélation dans la vie individuelle de Jésus-Christ. Nous soutenons que l’identité ontologique de Jésus-Christ et la façon dont l’unité de sa personne est comprise sont cruciales pour comprendre qui est le Dieu chrétien, cette compréhension servant de point de départ pour penser ce que Dieu est. Nous partons de l’exégèse augustinienne des deux noms de Dieu et de la doctrine de l’élection de Barth, indiquant les tensions internes dans leurs visions respectives de l’immuabilité et de l’(im-)passibilité divine, et comment celles-ci sont liées à leur concept de Dieu et à leur compréhension de la personne du Christ. Les apories que présentent ces deux penseurs nous amènent, par-delà leur ontologie, à affirmer que la relation divino-humaine compte ontologiquement pour l’unité de Jésus-Christ et que c’est elle qui donne depuis l’éternité son identité à la deuxième personne de la Trinité. Sur la base de cette affirmation, nous proposons une re-conceptualisation de l’immuabilité de Dieu, présentée comme compatible avec la souffrance et la passion divine.
Comment citer

Comment citer

[1]
Pârvan, A. et McCormack, B.L. 2019. Immuabilité, (im-)passibilité et souffrance. Revue de Théologie et de Philosophie. 151, 3 (nov. 2019), 201-228.
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