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Un nouveau regard sur le patrimoine culturel : les contacts entre réseaux humanistes et l’analyse du corpus des livres du XVIe siècle

István MONOK

Bibliothèque de l’Académie des sciences, Budapest

NdA : Cette étude a été réalisée dans le cadre du programme TÁMOP 4.2.2.C.-11/1/KONV-2012-0010.

Une recherche portant sur telle ou telle culture nationale peut prendre pour point de départ des approches différentes. On peut observer dans l’histoire culturelle européenne l’existence de nations émettrices et de nations réceptrices, et il ne faut pas exagérer l’intérêt que présente l’étude de l’influence qu’une nation exerce sur l’autre. La nation hongroise – à l’instar des autres peuples du centre de l’Europe – est une nation prioritairement réceptrice. En dehors des influences culturelles directes, l’arrivée de courants intellectuels occidentaux à travers les filtres allemand ou italien mérite également l’attention des chercheurs.

Au début de l’âge moderne, l’élite intellectuelle de Hongrie et de Transylvanie (séparée de la couronne et jouissant d’une autonomie assez large au sein de l’Empire ottoman) était formée à l’étranger. Faute d’universités existant de façon continue dans ce pays pauvre et arriéré (qui servait sans cesse de théâtre aux opérations militaires), il ne pouvait pas en être autrement1. Les livres d’importation coûtaient moins cher que ceux que l’on produisait sur place. Leurs professeurs exercèrent pendant toute leur vie une grande influence sur les jeunes Hongrois ayant fait leurs études en pays étranger, d’autant plus qu’une fois rentrés dans leur patrie, les prêtres, pasteurs, professeurs, médecins ou juristes n’avaient plus accès aux livres récents2.

L’histoire n’a pas été plus clémente pour les autres pays et nations de la région. Le long processus de transformation des communautés culturelles en nations entraînait de graves contradictions et des conflits. N’oublions pas non plus qu’un certain nombre de peuples n’a toujours pas abandonné ses velléités d’autonomie et qu’une communauté aussi importante que celles des Slovaques n’a pu former son premier État indépendant qu’il y a vingt ans...

Les identités nationales formées, il est quasi naturel qu’apparaisse la volonté de s’approprier le patrimoine culturel. Pour la recherche hongroise, tous ce qui a trait à la Hongrie éternelle et aux Hongrois appartient aux hungarica3, qu’il s’agisse d’un érudit allemand parti de la Hongrie médiévale pour Paris, de l’acteur américain Tony Curtis né de parents hongrois, ou enfin de Nicolas Sarkozy. Quant aux chercheurs slovaques, ils qualifient volontiers de slovacica toutes les productions culturelles et toutes les personnes originaires du territoire actuel de la Slovaquie, qu’il s’agisse de Hongrois ou d’Allemands, de Juifs ou d’autres4. Cela pourrait constituer un point de départ idéal pour l’organisation efficace de la recherche, si seulement les chercheurs des nations en question pouvaient collaborer sans disputes majeures : le patrimoine est par définition commun. Pour ne citer qu’un exemple : un document hongrois de Slovaquie fait partie de l’héritage culturel des Hongrois, en même temps que du patrimoine de la Slovaquie ; mais cela ne veut pas dire qu’il soit ni hongrois, ni slovaque. On ne doit donc pas s’étonner de voir que les bibliographies nationales rétrospectives forment des agrégats qui se recouvrent pour partie. En consultant par exemple la bibliographie rétrospective hongroise, on constate qu’elle recense tous les documents ayant paru en territoire hongrois, ayant trait à la Hongrie, publiés par toute personne originaire de Hongrie ou de langue hongroise5. Cela veut dire que les chercheurs slovaques peuvent tout simplement se contenter de reprendre les résultats des Hongrois en les rétrécissant au territoire actuel de la Slovaquie (qui faisait partie de la Hongrie jusqu’en 1920). C’est d’ailleurs ce qu’ils font souvent, bien entendu en complétant l’image générale de leurs propres résultats (que les chercheurs hongrois adoptent à leur tour).

Les recherches détaillées portant sur les patriotica constituent des études de cas qui peuvent intéresser les chercheurs des grandes cultures curieux d’étudier la force d’émission de leur culture et les mécanismes de sa réception. L’étude des phénomènes culturels hongrois ou centre-européens peut par conséquent fournir des éléments supplémentaires offrant une meilleure compréhension de quelques phénomènes occidentaux qu’on croyait définitivement connus. Dans l’étude de cas que je propose ici, je tiens à mettre en valeur, par l’analyse de quelques livres ou épisodes du XVIe siècle, la contribution d’humanistes de Hongrie à des projets d’édition exécutés en Europe occidentale. Cette démarche a pour objectif de contribuer non seulement à une meilleure connaissance de l’humanisme de Hongrie et de Transylvanie, mais aussi d’ajouter quelques traits de pinceau au dessin du réseau très complexe de contacts qui constituent l’humanisme européen.

Précisons d’entrée de jeu : l’humanisme de Hongrie n’est pas hongrois. Certes, l’humanisme est par nature international, mais en Hongrie la plupart des savants et des érudits humanistes sont d’origine italienne, dalmate ou bohémienne (allemande, morave ou tchèque). C’est de ces territoires qu’ils arrivèrent soit à la cour royale hongroise, soit dans les châteaux des aristocrates et des prélats du XVe siècle. Après la dissolution du royaume médiéval de Hongrie – qui eut pour conséquence la disparition de la cour royale comme centre culturel –, un tout nouveau réseau de contacts culturels devait être construit, une tâche majeure dont se chargèrent, au cours du XVIe siècle, quelques grandes familles hongroises, mais aussi quelques villes aisées, essentiellement habitées par une population allemande.

Le trait caractéristique majeur de l’humanisme hongrois et transylvain du XVIe siècle est donc que ses résultats philologiques naissent non pas en Hongrie ou en Transylvanie, mais dans les villes universitaires étrangères où les jeunes érudits étaient partis afin d’approfondir leurs études. De retour dans leur pays natal, ils soignent les amitiés et les contacts intellectuels tissés avec leurs professeurs étrangers, mais cela ne suffit pas pour créer les conditions nécessaires pour une fructueuse activité intellectuelle6. Évoquons pourtant quelques rares exceptions. Johann Honter a été curé, puis le premier pasteur protestant de sa ville natale, Kronstadt (Braşov). Ayant fait l’apprentissage de la gravure de caractères à Bâle, il fonda une imprimerie à Kronstadt7. Il y édita plusieurs auteurs antiques, surtout à des fins scolaires, mais est surtout connu pour avoir donné l’editio princeps d’un texte de saint Nil l’Ascète retrouvé dans un des monastères de Valachie peu éloigné de Kronstadt8. Quoique le premier éditeur bâlois du texte, Michael Neander, n’ait pas fait mystère de la provenance du manuscrit, la postérité ingrate a oublié le rôle primordial de Honter9. Le dernier à évoquer les mérites de Honter fut Nicolas Glaser, à Hambourg, en 161410. La bibliographie rétrospective nationale hongroise – que les chercheurs travaillant sur les ateliers occidentaux n’utilisent pas vraiment – classe l’édition bâloise de Neander parmi les hungarica. La biographie de Johann Honter peut ainsi contribuer, en fournissant à la recherche quelques éléments inconnus, à l’histoire de l’édition bâloise au XVIe siècle.

Citons maintenant une autre figure majeure de l’humanisme en Hongrie du XVIe siècle : il s’agit d’un jeune Hongrois qui a entrepris de servir la communauté qui l’avait soutenu dans ses études non pas comme savant et érudit, mais comme prêtre et religieux jésuite, raison pour laquelle aucun de ses contemporains n’avait accès aux résultats de ses travaux philologiques. C’est grâce à l’ordre des jésuites que István Szántó (Stephanus Arator), fils d’un agriculteur transdanubien, put poursuivre des études à Vienne. Soutenu par l’évêque de Nyitra, Pál Bornemisza – humaniste reconnu –, il fut envoyé à Rome en 1560 pour continuer ses études. C’est là qu’il prit soutane. De retour en Hongrie, il s’installa d’abord à Nagyszombat, puis il enseigna le grec dans les universités de Vienne et de Graz ; en 1575, il retourna à Rome comme pénitentier (poenitentiarius) hongrois de la basilique Saint-Pierre. En 1579 il arrivait en Transylvanie, notamment à Kolozsvár. À l’expulsion des jésuites de la Transylvanie, il partit pour Znióváralja, d’où les jésuites furent chassés en 1605. Il trouva la mort à Olomouc (Olmütz), en 161211.

Il ne subsiste aucune de ses œuvres imprimées de son vivant, mais la bibliographie nationale hongroise présume, sur la base de sources d’archives, qu’un de ses ouvrages de polémique a dû être publié (RMNy 568)12. En revanche, on sait qu’il put réaliser plusieurs de ses projets d’études ou de traduction. On connaît son ouvrage historique majeur (Breuis et succincta descriptio qua occasione haereses in Vngaria et Transyluania fuerint inuectae, quem progressum habuerint et quis modus sit eos exstirpendi) et sa réfutation du Coran13. Ses ouvrages philologiques attestent une profonde érudition grecque et latine. Il avait entrepris la traduction de l’Imitatio Christi de Thomas a Kempis, dont il ne subsiste pas de manuscrit. On connaît de lui un catéchisme en langue hongroise dont la source n’a pas encore été identifiée. L’idée de traduire la Bible en hongrois et de préparer un dictionnaire latin-hongrois le préoccupait sans cesse. Selon certains chercheurs, il devait être le collaborateur hongrois d’Ambrogio Calepino14. Son mérite philologique principal est une collation de Polybe, faite à la demande de Fulvio Orsini, lequel édita le texte en 1582.

À Rome, entre 1576 et 1578, István Szántó Arator s’efforça surtout de fonder une école formant les futurs prêtres hongrois. Il pensa que la maison conventuelle des Pauliniens (située sur le Monte Celio) et l’église Santo Stefano Rotondo pourraient servir de séminaire, mais pour mener à bien son projet, il lui fallait préalablement convaincre le cardinal Alessandro Farnese, directeur de la maison des Pauliniens. Le cardinal était très difficile d’accès mais, par un hasard heureux, Szàntó rencontra en novembre 1578 à la bibliothèque Vaticane son secrétaire Fulvio Orsini, qui travaillait sur la reprise de l’édition de Polybe préparée par Niccolò Perrotti et Wolphgangus Musculus15. En collaboration avec son confrère Gilbertus Bronkhorst, István Szántó Arator – en échange de l’intervention de Fulvio Orsini auprès de son maître – participa à l’entreprise : ils collationnèrent le texte de Polybe avec le codex Vat. Gr. 124 A de la Bibliothèque. Szántó évoque son rôle dans cet épisode16 :

Accidit deinde anno 1578 mense novembri, ut Iulius [sic] Ursinus, canonicus Lateranensis, qui erat Farnesio a secretis consiliis, Vaticanam Bibliothecam ingrederetur, quo Polybium suum male impressum cum exemplari Vaticano manu scripto conferret. (...) Ne autem paenitentiarius Vngaricus ingratus Vrsino foret pro tam insigni officio charitatis, totum eius Polybium Graceum – iuvante eum permissu superiorum P. Giberto, Germanico paenitentiario – cum exemplo Vaticano multo studio et labore contulit, et errores atque veritatem lectionis diligenter annotavit.

Or, dans l’édition de 1582, Fulvio Orsini ne mentionne pas la collaboration des deux jésuites, de sorte que la recherche a ignoré le rôle – certes mineur – qu’István Szántó Arator avait joué dans la Philologia Polybiana17. L’étude de Lorenz Weinrich18, publiée en l’an 2000, fut la première à avoir pris en compte les preuves documentaires qui avaient pourtant été publiées de longue date.

Ma seconde étude de cas sera consacrée à la présentation de l’œuvre philologique d’un autre jeune helléniste de Kronstadt : il s’agit de Peter Felckmann ( ?-1603). La recherche hongroise ne mentionne que très rarement Felckmann, dont le nom revient pourtant assez fréquemment dans les documents biographiques (notes, journaux, correspondances) portant sur trois figures majeures de l’humanisme tardif : Sebastianus Ambrosius (1554-1600), Albert Szenci Molnár (1574-1634) et István Miskolci Csulyak (1575-1645). Peter Felckmann – qui apporta une lettre de Georg Rohmann à Johann Jacob Grynaeus, à Bâle – commença ses études de théologie en 1595 à Heidelberg, avant de partir pour une longue pérégrination francaise, anglaise et genevoise. C’est à Genève qu’il rencontra Albert Szenci Molnár, qui le présenta, entre autres, à Théodore de Bèze. Il soutient sa thèse De Papatu à Heidelberg en 1598, sous la direction de Daniel Tossanus. Installé définitivement à Heidelberg (ou il s’est marié), Felckmann a généreusement accordé son aide à tous les étudiants de Hongrie et de Transylvanie qui fréquentaient – en très grand nombre d’ailleurs – l’université de la ville du Neckar19.

À Paris, la Section « Humanisme » de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT-CNRS) a lancé un programme de réédition systématique des paratextes des éditions humanistes du XVIe siècle. Les volumes déjà parus de la collection Europa Humanistica chez Brepols ont fourni à la recherche de nombreuses sources intéressantes (ayant parfois trait à la Hongrie) sur le fonctionnement des réseaux humanistes. Le groupe allemand du programme de recherche a présenté l’activité des humanistes du Palatinat électoral (Kurpfalz) en quatre volumes. L’édition d’Athanase, parue à Heidelberg chez Hieronymus Commelinus (1600-1601), figure dans le troisième volume, ce qui s’explique par la volonté de mettre en relief l’activité traductrice d’Abraham Scultetus20. Le nom de Felckmann ne figure que dans le volume consacré aux Appendices, paru en 1601, sous la forme « P. F. C. », c’est-à-dire Petrus Felckmannus Coronensis. Les éditeurs de Europa humanistica se contentent d’écrire à son propos qu’il s’agit d’un théologien transylvain, quasi inconnu, qui, auprès de Commelinus, s’occupait des textes d’Athanase. Il mérite néanmoins qu’on en sache beaucoup plus sur lui : le rôle qu’il a joué dans l’édition définitive n’est pas négligeable.

On ne sait pas à quelle date exacte Felckmann a quitté la Transylvanie, mais il est certain qu’en 1589 il devait déjà être un érudit versé dans la philologie et qu’il avait des contacts plus ou moins réguliers avec Commelinus, puisque ce dernier, dans sa grande édition de Virgile (notamment dans la dédicace du Libellus de allegoria Virgilii librorum de Fulgentius), écrivit à son propos :

In Fulgentio edendo duobus exemplaribus usus sum, quorum alterum Petrus Velckmanus, alterum Franciscus Modius ex bibliotheca Fuldensi descriptum mihi communicauit...

Ce texte a été à nouveau publié par Wilhelm Port, auteur d’une étude monographique consacrée à Commelinus – mais cet érudit ne sait pratiquement rien de Felckmann21. Il ignore la date à laquelle l’humaniste hongrois a travaillé en Angleterre sur des manuscrits : or, il est manifeste que Commelinus a commencé à travailler à l’édition d’Athanase en 1593, mais il est mort en 1597. Ses travaux ont eté achevés par Felckmann. Les spécialistes ne lui attribuent en général que l’Appendice :

Ad Opera S. Patris Nostri Athanasii Archiepiscopi Alexandrini Appendix. In qua Elogia Athanasio a ueteribus tributa, fragmenta et tituli operum amissorum, extantium etiam lectiones uariae copiosissimae, insertis non raro obseruationibus et emendationibus, collecta omnia opera et studio P[etri] F [eckmanni] C [oronensis]. Ex officina Comme-liniana, 1601 [Heidelbergae], 12-120. P., 2o.

Or à la page 13 de celui-ci, on trouve :

Variarum ac discrepantium lectionum, quae diuersis compluribus uetustis MSS. Codd. Operum D. Athanasii repertae sunt, congregies, collecta per Petrum Felckmannum Coronaeum.

Ad lectorem

De codicibus quibus in adornanda hac Operum D. Athanasii editione usi sumus, satis superque superius in praefatione Tomo I. monuimus. Hoc saltem nunc restat, ut quem Codicum illorum, quaequae litera a tergo variae Lectionis posita signet, hic exponamus...

Ce fragment nous paraît attester de manière convaincante du fait que c’est lui, Felckmann, qui avait écrit la préface du volume précédent aussi. Dans cette préface, il compare vingt manuscrits différents. Nous avons soigneusement étudié les éditions d’Athanase précédentes et suivantes, ainsi que les études consacrées à la tradition textuelle athanasienne, et nous nous sommes rendu compte – non sans étonnement – que le rôle que Felckmann avait joué dans le processus avait déjà été souligné par Hans-Georg Opitz, en 1935, dans un article hélas oublié depuis :

Der Grund zur Verwertung der Schriften des Athanasius für die historische Forschung wurde durch die Ausgabe Commelinus gelegt. Diese stellt eine achtunggebietende Leistung gelehrter Arbeit aus jener Zeit dar. Durch einen sonst unbekannten Gelehrten Peter Felckmann, der massgebend an der Edition beteiligt war, sind die Materialien für die Texte verwerten worden...22

Il reste néanmoins beaucoup de questions à étudier – les réponses éventuelles nous permettraient enfin d’écrire la biographie de Felckmann.

En guise de conclusion, nous pouvons affirmer que l’étude des livres du XVIe siècle n’a rien perdu de son actualité au XXIe siècle. Tandis que dans la seconde moitié du XIXe siècle, les exemples énumérés ci-dessus auraient été qualifiés d’éléments de « bibliographie rétrospective nationale », le XXe siècle a privilégié l’étude des réseaux (Netzwerk, Network) culturels. Certes, les approches plus traditionnelles, relevant de la philologie classique, de l’histoire littéraire et de l’histoire de la science n’ont pas disparu, mais il est spectaculaire de constater que – grâce à l’intérêt récent accordé par les chercheurs à l’étude des patrimoines culturels – les monuments culturels provenant du début de l’âge moderne sont analysés en tant que composantes du patrimoine de tel ou tel peuple (vivant souvent dans des cadres politiques fondamentalement transformés). Souvent des thématiques déjà connues réémergent, dans une forme remaniée ou réinterprétée. Dans la région de l’Europe centrale, les termes de « communauté culturelle », de « peuple » et de « nation » sont des mots synonymes. Voilà ce qui explique l’importance de l’éclaircissement de quelques détails culturels apparamment anodins, souvent peu compréhensibles pour les chercheurs occidentaux. C’est à force d’accorder une attention aux détails infimes que nous arriverons à comprendre et éventuellement à résoudre les tensions qui existent entre les communautés culturelles de la région.

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1 Voir Die Ungarische Universitätsbildung und Europa, éd. Márta Font, László Szögi, Pécs, Bornus, 2001.

2 István Monok, Les bibliothèques et la lecture dans le bassin des Carpates 1526-1750, Paris, Champion, 2011 (« Bibliothèque d’études de l’Europe centrale », 4).

3 Voir le site de la bibliographie nationale de Hongrie : http://mnb.oszk.hu/.

4 Voir le web-portal Memoria Slovaca http://www.memoria.sk/.

5 Comparer par exemple la bibliographie nationale de Hongrie, et celle de Slovaquie : Géza Petrik, Magyarország bibliographiája 1712-1860, vol. I-VI : Budapest, Országos Széchényi Könyvtár, 1888-1892 ; vol. VII : réd. Géza Petrik, Magyarország bibliographiája 1712-1860 című művéhez, 1701-1800 között megjelent magyarországi (és külföldi magyar nyelvű) nyomtatványok, éd. László Bayer, Magda Fajcsek, Miklósné Komjáthy, Ilona Pavercsik, Judit P. Vásárhelyi, Judit V. Ecsedy, Budapest, Országos Széchényi Könyvtár, Budapest, 1989 ; vol. VIII : Függelék, Hazai 18. századi színlapok, gyászjelentések és szentképek bibliográfiája, Nyomdaés kiadástörténeti mutató az 1701-1800 között megjelent magyarországi (és külföldi magyar nyelvű) nyomtatványokhoz, éd. Gedeon Borsa, Magda Fajcsek, Ilona Pavercsik, Judit V. Ecsedy, Budapest, Országos Széchényi Könyvtár, 1989. Pour la Slovaquie (pratiquement la copie du précédent, pour les livres parus sur le territoire de la Slovaquie actuelle) : Agáta Klimeková, Eva Augustinová, Janka Ondroušková, Bibliografia územne slovacikálnych tlačí 18. storočia, Zväzok I-VI, Martin, Slovenská Národná Knižnia, 2008.

6 Voir l’étude qui résume ce phénomène : Gábor Kecskeméti, « Philological Activities of Early Modern Hungarian and Transylvanian Humanists », dans Acta conventus neo-Latini Budapestinensis, Proceedings of the Thirteenth International Congress of Neo-Latin Studies, Budapest, 6-12 VIII 2006, éd. Rhoda Schnur, (2010), p. 343-351.

7 Ludwig Binder, Johannes Honterus, Schriften, Briefe, Zeugnisse, éd. Gernot Nussbächer, Bucarest, Kriterion, 1996 ; Gernot Nussbächer, Beiträge zur Honterus-Forschung, I : 1966-1989, II : 1989-2004, III : 2004-2010, Kronstadt, Aldus Verlag, 2003, 2005, 2010, 3 vol.

8 Νειλου Μοναχου κεφαλαια, Αββα Θαλασιου εκ της αγάπης και εγκρατείας κεφαλαίων, Coronae, Johannes Honterus, 1540, (RMNy 40). Voir István Monok, « La seule édition princeps d’un texte classique en Transylvanie au XVIe siècle », dans Strasbourg, ville de l’imprimerie. L’édition princeps aux XVe et XVIe siècles. Texte et images, innovations et traditions. Colloque international, Strasbourg, 23 et 24 mars 2012, Bibliothèque nationale et universitaire, à paraître.

9 Νειλου Επισκοπου και Μαρτυρος Κεφάλαια, η Παραινέσεις. Nili Episcopi et Martyris capita, seu praeceptiones de Vita pie, Christiane ac honeste exigenda, Graecolatine a Michaele Neandro Soraviense conuersae et expositae, Basileae, per Ioannem Oporinum, 1559 (Herzog August Bibliothek Wolfenbüttel, HAB : A : 8.3 Poet).

10 Χρυσα Νειλου επισκοπου και μαρτυρος παρανειτικα. Aurea Nili Episcopi Martyris Paraenetica. Interprete M. Nicolao Glasero, Hamburgi, Paulus Langius, 1614 (Herzog August Bibliothek Wolfenbüttel, HAB : A : 517.3 Quod. (5)).

11 Catalogi personarum et officiorum Provinciae Austriae S. I. Vol. I. 1541-1600, collegit et edidit Ladislaus Lukács, Romae, Institutum Historicum S. I., 1978 (« Monumenta Historica Societatis Iesu », 117) p. 621.

12 RMNy = Régi Magyarországi Nyomtatványok (RMNy) [Imprimés anciens de Hongrie] 1473- 1600, éd. Gedeon Borsa, Ferenc Hervay, Béla Holl, István Käfer, Ákos Kelecsényi, Budapest, Akadémiai Kiadó, 1971.

13 István Szántó (Arator) S. J., Confutatio alcorani (1611), éd. István Dávid Lázár, Szeged, Scriptum, 1990.

14 Je me borne à citer une étude résumant la problématique : István Dávid Lázár, « Le polemiche di István Arator, XVI-XVII secolo », dans Una pastorale della comunicazione : Italia, Ungheria, America e Cina, l’azione dei Gesuiti dalla fondazione allo scioglimento dell’Ordine. Atti del Convegno di Studi Roma-Macerata, 24-26 ottobre 1996, éd. Diego Poli, Roma, Il Calamo, 2002 (« Quaderni linguistici e filologici », 13), p. 337-348.

15 Polybii Megalopolitani Historiarum Libri priores quinque, Nicolao Perotto Episcopo Sipontino interprete, Item, Epitome sequentium librorum usque ad Decimumseptimum. Vuolfgango Musculo interprete, Basileae, Johann Herwagen der Ä., 1549 (Wolfenbüttel, HAB : A : 102.1 Hist. 2°).

16 Nous le citons d’après l’étude de László Lukács : Monumenta Antiquae Hungariae, edidit Ladislaus Lukács, vol. I. 1550-1579, Romae, Institutum Historicum S. I., 1969 (« Monumenta Historica Societatis Iesu », 101), p. 683-695.

17 ᾿Εκ τῶν Πολυβίου τοῦ Μεγαλοπολίτου ἐκλογαι περὶ πρεσβεῖων, Ex libris Polybii Megalopolitani selecta De legationibus, et alia quæ sequenti pagina indicantur : nunc primum in lucem edita. Ex bibliotheca Fului Vrsini, Antverpiae, ex officina Christophori Plantini, 1582, 4°. Sur cette édition, qui contient des extraits de Polybe jusqu’alors inédits, voir Raphaële Mouren, « La redécouverte des fragments de Denys et les premières éditions du De legationibus », dans Fragments d’historiens grecs : autour de Denys d’Halicarnasse, dir. Sylvie Pittia, Roma, École française de Rome, 2002 (« Collection de l’École française de Rome », 298), p. 27-84.

18 Lorenz Weinrich, « “Paenitentiarius Vngaricus non ingratus Vrsino”, Zur Textgeschichte des Polybius », dans Philologus (Berlin), 144 (2000), p. 126-133.

19 Szenci Molnár Albert naplója [Le journal de SZMA], éd. András Szabó, Budapest, Universitas, 2003, p. 60 et 202.

20 Die Deutschen Humanisten, Dokumente zur Überlieferung der antiken und mittelalterlichen Literatur in der frühen Neuzeit, Abteilung I: Die Kurpfalz, Band III: Jacobus Micyllus, Johannes Posthius, Johannes Opsopoeus und Abraham Scultetus, éd. Wilhelm Kühlmann, Volker Hartmann, Susann El Kholi, Björn Spiekermann, Turnhout, Brepols, 2010 (« Europa Humanistica », 9) p. 488-490. Wilhelm Port, Hieronymus Commelinus 1550-1597, Leben und Werk eines Heidelberger Drucker-Verlegers, Leipzig, Harrassowitz, 1938 (« Sammlung Bibliothekswissenschaftlicher Arbeiten », 47) p. 35-79.

21 Ibid., p. 95-97.

22 Hans-Georg Opitz, Untersuchungen zur Überlieferung der Schriften des Athanasius, Berlin, Leipzig, Walter de Gruyter, 1935, p. 2-3.