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Géographie européenne des incunables lyonnais : deux approches cartographiques

Philippe NIETO

Conservateur à la Bibliothèque de l’Arsenal

Les quelques cartes qui suivent sont destinées à introduire ce dossier consacré au livre imprimé lyonnais, pour ses aspects les plus anciens. Éléments d’un travail de recherche en cours visant à dessiner une cartographie thématique de l’imprimerie européenne au XVe siècle, ces cartes sont livrées ici dans un état brut, sans être accompagnées de l’analyse fine qui sera précisément le fruit du travail entrepris. Au fond, leur publication est plutôt destinée à poser des questions qu’à apporter des réponses.

Méthodologiquement, il s’agit d’un travail fondé sur deux options. Le premier de ces choix est simplement celui de l’utilisation de cartes pour comprendre ou décrire des phénomènes historiques. Ce type d’outils a été, il faut le dire, trop négligé en histoire du livre. D’une manière générale, d’ailleurs, l’approche réellement historique est relativement récente dans notre branche, et beaucoup de terrains restent à défricher, cette matière étant longtemps demeurée l’apanage de l’érudition, de l’identification savante et du collectionnisme. Rendons encore une fois hommage au livre pionnier de Lucien Febvre et Henri-Jean Martin1 , qui a rétabli le livre imprimé dans une perspective historique globale, et proposait déjà une cartographie de sa diffusion. Notre second choix est l’utilisation des bases de données bibliographiques moins comme des moyens de localiser des documents que comme des outils extraordinairement puissants et dynamiques, susceptibles de servir de support à l’histoire quantitative.

Une première application, simple, des technologies numériques aboutit à la construction de catalogues informatisés qui sont, en fait, des doubles numériques de catalogues sur papier déjà existants. Un nombre limité de champs indexés – auteur, titre, matière… – y remplace les « vedettes » des anciens fichiers sur papier. Mais on peut aussi imaginer de véritables bases de données, permettant d’effectuer des requêtes sur un grand nombre de champs, et de croiser les critères de recherche. L’Incunabula Short Title Catalogue2 (ISTC) fait partie de ces précieux outils, puisque non seulement il recense une liste impressionnante de catalogues ou de ressources bibliographiques à l’échelle mondiale, mais qu’il autorise aussi des requêtes sur la quasi-totalité des données : auteur et titre, bien sûr, date et lieu d’impression, imprimeur, zone géographique, format, origine des références bibliographiques, lieux de conservation actuels, etc.

Bien sûr, l’ISTC peut être utilisé comme uns sorte de méga-catalogue collectif, ce qu’il est, effectivement. Pour notre part, nous avons choisi de le prendre avant tout comme source pour une étude quantitative de la production imprimée au XVe siècle. Pour contrer les inévitables critiques, levons d’abord notre bouclier : non, l’ISTC n’est pas parfait. Cette base de données est tributaire de la qualité des catalogues et ouvrages qui y sont recensés, et il existe encore des bibliothèques qui ne disposent pas, ou ne diffusent pas, d’inventaire de leur fonds ancien. Du côté français, par exemple, la publication des Catalogues régionaux des Incunables des Bibliothèques publiques françaises3 est encore inachevée. À titre de test, nous avons confronté le nombre d’ouvrages du XVe siècle recensés par l’ISTC pour telle ou telle bibliothèque française et le nombre d’incunables déclaré pour cette même bibliothèque dans les ouvrages de la série du Patrimoine des bibliothèques de France4 . Les distorsions sont flagrantes pour certains établissements.

Oui, l’ISTC ne recense pas seulement des ouvrages imprimés avant janvier, ou Pâques, 15015 , ce qui constitue effectivement un handicap pour une histoire quantitative : les éditions postérieures au XVe siècle qui figurent dans l’ISTC, en général ne dépassant pas les dix premières années du XVIe siècle, ne forment pas une liste exhaustive des parutions pour cette période. Il s’agit, en fait, de publications non datées, qui ont été classées parmi les incunables par certains bibliographes et qui figurent donc dans les catalogues dépouillés par l’ISTC à ce titre. Mais, au regard d’une histoire quantitative, ces deux objections s’avèrent, dans la plupart des cas, plutôt négligeables, d’autant plus que l’on peut exclure du champ de la recherche les ouvrages postérieures à 1500. On manipule surtout de grandes masses, des « ordres d’idées », des nombres statistiques plutôt que des recensements méticuleusement exacts. Mais il faut convenir que les imprécisions de l’ISTC, négligeables lorsqu’on étudie les éditions vénitiennes, parisiennes ou lyonnaises, se montrent plus contrariantes lorsqu’on se penche sur de petits lieux d’impression. Il suffit toutefois d’en tenir compte pour éviter des erreurs graves d’appréciation.

Dans la mesure du possible, les données issues de l’ISTC ont été enrichies par d’autres informations, trouvées dans des bibliographies plus complètes, ou dans des monographies, sauf lorsque l’introduction de données trop précises risquait de provoquer un effet de distorsion, ou de surévaluer certains lieux plus connus ou plus familiers.

MOBILITÉ DES IMPRIMEURS LYONNAIS

Nous appellerons « mobilité » toute migration connue d’un imprimeur, soit antérieure à son activité (origine), soit contemporaine de celle-ci (déplacement d’un centre vers un autre centre pour s’établir). La carte nº 1 montre clairement que la mobilité des hommes du livre ayant exercé à Lyon au XVe siècle prend la forme d’une étoile à quatre branches, dont deux dominent largement : vers le Nord, c’est la « voie royale », qu’empruntent les imprimeurs allemands venant de la vallée du Rhin en passant par Bâle et en contournant le Jura. Vers l’Est, c’est l’axe padano-alpin, suivi par les imprimeurs italiens. Par ailleurs, deux branches moins fréquentées relient Lyon d’un côté à la moyenne vallée de la Loire (Nevers et Bourges), de l’autre à Toulouse et à Albi. À titre de comparaison, Paris, pour la même période (cartes nº 2 et 3) recrute dans un bassin beaucoup plus varié, sans que des axes principaux ne se dessinent, sauf à nouveau vers la Touraine. D’une manière générale, la mobilité des imprimeurs lyonnais est donc bien supérieure à celle des parisiens. Deux cartes viennent confirmer le fait. La carte nº 4 recense, par grandes aires linguistiques, les origines des imprimeurs du XVe siècle à Paris et à Lyon, lorsque ces origines nous sont connues. On voit clairement que la part des imprimeurs d’origine française est dominante à Paris, tandis que les Français de souche forment moins de la moitié des professionnels lyonnais. Comme on le devinait déjà à partir des cartes précédentes, la part des Allemands dans l’imprimerie est très forte à Lyon.

En matière de déplacement d’imprimeurs actifs, la carte nº 5 montre avec évidence que l’on se fixe de manière plus pérenne à Paris qu’à Lyon. Pour désigner ces hommes dont des éditions ont été recensées dans plusieurs lieux, nous avons choisi le néologisme de « multi-localisés » : le terme nous semble en effet préférable à celui d’« itinérant » ou de « nomade », deux épithètes qui émettent des connotations parasites. S’il a existé de réels imprimeurs itinérants, ils n’ont laissé que peu de traces. Est-il d’ailleurs vraiment adapté de désigner comme « itinérant » un artisan né dans une première ville, formé, parfois dans une seconde, puis exerçant dans une troisième voire dans une quatrième, et qui s’enracine dès qu’il le peut en fondant ou en se raccrochant à une « dynastie » d’imprimeurs ? Tel est en effet le profil de la plupart de ces imprimeurs « multilocalisés » : sur 1396 imprimeurs ou libraires du XVe siècle, nous n’avons recensé que 139 « multi-localisés », soit 9% de l’effectif. Parmi ces derniers, 58 ont été actifs dans deux lieux, 39 ont une activité connue dans trois villes et 19 seulement sont signalés par leurs travaux dans quatre lieux ou davantage, soit 1,4% de l’ensemble. N’y a-t-il pas aussi une illusion d’optique de la part de l’historien du livre, quand celui-ci se focalise sur un métier en laissant les autres dans le flou ? À la fin du Moyen Âge, il était courant que les ouvriers et artisans se déplacent, pour apprendre puis exercer leur métier6 . Enfin, l’image de l’imprimeur « itinérant », missionnaire chargé de répandre « l’art typographique » pour dissiper les ténèbres du Moyen Âge7 relève d’une conception trop héroïque ou trop hagiographique de l’histoire du livre.

D’après ce que nous savons des autres grands centres d’impression du XVe siècle en matière de « multi-localisation », les imprimeurs ayant exercé à Lyon se comportent davantage comme ceux d’autres villes européennes8 . Paris et le reste de la France sont, en revanche totalement atypiques, les imprimeurs s’y déplaçant très peu.

DIFFUSION DE L’IMPRIMERIE LYONNAISE EN EUROPE

Il paraît a priori très difficile de mesurer la diffusion des éditions lyonnaises à travers l’Europe, à moins de faire la synthèse de multiples monographies ville par ville, sachant que la plupart de ces travaux attendent encore un érudit pour les écrire. Nous avons donc tenté une approche indirecte, en nous fondant sur l’idée que la présence d’un incunable d’origine lyonnaise dans une bibliothèque actuelle pouvait être un indice intéressant de la diffusion de l’édition lyonnaise, et en prenant comme source les données de l’ISTC. Bien sûr, les informations des cartes nº 6 à 9 sont à manier avec précaution, d’abord parce que le recensement est loin d’être homogène et fiable, dans notre base de référence, pour l’ensemble des bibliothèques européennes : nous avons pu le constater en effectuant plusieurs sondages et croisements de données pour les bibliothèques pour lesquelles nous avions des catalogues récents et complets. Ensuite parce qu’il serait nécessaire d’étudier, bibliothèque par bibliothèque, l’histoire de la constitution des collections.

Les cartes nº 6 à 9 détaillent les résultats région par région, et elles sont complétées par la carte synthétique nº 10. Cette série pose de nombreuses questions : on s’attendrait, par exemple, à ce que l’Espagne soit mieux représentée, et les pays germaniques paraissent avoir été peu ouverts à la production lyonnaise. En revanche, les bibliothèques britanniques sont bien représentées, mais il faut tenir compte d’une distorsion, les Anglo-Saxons étant mieux dépouillés par l’ISTC. L’Italie semble avoir été assez bonne cliente des livres imprimés à Lyon, mais la répartition des lieux possédant des incunables lyonnais y intrigue : Émilie, Ombrie, Marches et Abruzzes déploient une constellation de petites localisations. Dans une moindre proportion, la Sicile aussi abrite des incunables lyonnais dans nombre de petites bibliothèques.

La carte nº 11 représente de manière muette la dispersion des lieux d’impression actifs à la fin du XVe siècle9 . L’analyse comparative n’est pas très parlante, mais on remarque quand même que, pour l’Italie au moins, les zones de forte présence d’incunables lyonnais dans les bibliothèques actuelles sont des régions vides d’ateliers actifs à l’aube du XVIe siècle. À l’inverse, la région d’Allemagne où se concentrent les livres lyonnais possède des lieux d’impression en activité pour cette même période. Il serait sans doute fécond de comparer la dispersion des incunables lyonnais aujourd’hui avec celles des impressions issues d’autres grands centres : Paris, Venise, Leipzig, Cologne, Deventer… Il se dessinerait sans doute des aires de chalandise préférentielles du plus grand intérêt.

En conclusion, remarquons que cartographier des données est un travail aussi passionnant qu’ingrat. Ingrat, car ce n’est qu’après avoir passé beaucoup de temps à dresser une carte que l’on peut juger de la pertinence des informations que celle-ci peut nous fournir. Passionnant, parce que les faits peuvent apparaître, parfois, sous une perspective nouvelle, comme un paysage que nous connaissons vu du sol et que nous découvrons vu d’avion.

INDEX DES ABRÉVIATIONS UTILISÉES DANS LES CARTES POUR LES NOMS DE LIEUX

Sur toutes les cartes, les noms de lieux ont été abrégés en trois lettres, ou en quatre s’il s’agit de régions, à partir de leur nom latin ou, à défaut, de leur nom actuel, en attribuant à chacun une combinaison unique distincte. Pour chaque lieu, l’abréviation figure en gras, le nom latin est en romain et le nom actuel dans la langue vernaculaire en italiques. Lorsque le nom possède également une traduction en français, ou lorsqu’il existe une variante de ce nom très usitée dans une autre langue (cas fréquent pour les villes des anciens territoires germanophones), celle-ci est donnée en italiques et entre parenthèses. Afin de faciliter le repérage de certains lieux sur les cartes, nous avons parfois ajouté, entre crochets carrés, une mention, en français, de pays ou de région, d’après les limites actuelles.

Le nom latin de référence a été choisi en privilégiant la forme choisie par Deschamps dans son Dictionnaire de géographie ancienne et moderne à l’usage du libraire et de l’amateur de livres. Lorsque qu’un lieu ne figure pas dans cet ouvrage, nous avons eu recours à l’Orbis Latinus de Graesse, au Lexicon typographicum Italiæ de Giuseppe Fumagalli ou au Dictionnaire géographique portatif de Vosgien (éd. de 1747).

abbAbbatis Villa, Abbeville
abcAlbacete [Castille-Manche]
abdAbredonia, Aberdeen
abgAubinges [Cher]
ablAbula, Ávila
abmAlbiminium, Ventimiglia (Vintimille)
abnAmbianum, Amiens
abpAbdij Postel [Anvers]
abrAbrincæ, Avranches
abwAberystwyth [Galles]
acgAcilia Augusta, Straubing [Bavière]
acmAlcamus, Alcamo [Sicile]
acsAcis, Acireale [Sicile]
adgAndegava, Angers
admAndemantunum, Langres
adtAduatica, Namur
aemAemilianum Ruthenorum, Millau
aetÆtonia, Eton
agaAugusta Ausciorum, Auch
agnAguntum, San Candido (all. : Innichen) [Frioul]
agpAugusta Prætoria, Aoste
agsAugusta Suessonum, Soissons
agtArgentoratum, Strasbourg
aidAidone [Sicile]
aisAichstadium, Eichstätt [Bavière]
alaAlata Castra, Edinburgh (Edimbourg)
albAlbia, Albi
alcAlicantium, Alicante
aldAldenarda, Oudenaarde (Audenarde) [Flandre]
algAlbingaunum, Albenga [Piémont]
alisAlisatia, Alsace
allAllenstenium, Olsztyn (all. : Allenstein) [Pologne]
alnAlenconium, Alençon
aluAlauda, Lodi [Lombardie]
alxAlexandria Statiellorum, Alessandria [Piémont]
ambAmberga, Amberg [Bavière]
amgAlmagrum, Almagro
amsAmstelodamum, Amsterdam
andAndreopolis, Saint Andrews [Écosse]
angAngelorum Mons, Engelberg [Obwald, Suisse]
anvAntverpia, Antwerpen (Anvers)
aqæAquæ, Baden Baden
aqbAquaburgum, Wasserburg [Bavière]
aqcAquæ calidæ, Bath [Avon]
aqsAquæ Sextiæ, Aix-en-Provence
aquAquila, L’Aquileia (Aquilée)
aqvAquæ Voconiæ, Vic (Vich) [Catalogne]
arcArcum, Arco [Trentin]
ardAredata, Linz [Autriche]
arlAureliacum, Aurillac
armAriminium, Rimini [Romagne]
arnArenacum, Arnhem [Gueldre]
arrArriaca, Guadalajara
artAruntina, Arundel [Sussex]
arvArverna,Clermont-Ferrand
asbAsciburgum, Aschaffenburg [Bavière]
ascAscolum Picenum, Ascoli Piceno [Marches]
assAsisium, Assisi [Ombrie]
astAsta, Asti [Piémont]
atbAtrebatæ, Arras
augAugusta Vindelicorum, Augsburg (Augsbourg)
aurAurelia, Orléans
autAutissiodorum, Auxerrre
avnAvenione, Avignon
avrAvaricum, Bourges
axmAuximum, Oximo [Marches]
barBustum Arsilium, Busto Arsizio [Lombardie]
bcaBecia, Biecz [Pologne]
bcdBacodurum, Passau [Bavière]
bdcBuscoduca, ‘s Hertogenbosch (Bois-le-Duc) [Brabant]
bdsBudissina, Bautzen [Saxe]
bgbBurgus Bressiæ, Bourg-en-Bresse
bghBirminghamium, Birmingham
bgiBurgi, Burgos
bglBurdigala, Bordeaux
bgm Bergomum, Bergamo (Bergame)
bgnBrangonia, Worcester
bgtBrigantium, La Coruña (La Corogne)
bjcBajocæ, Bayeux
blfBelfastum, Belfast
bllBellunum, Belluno (Bellune) [Vénétie]
blnBelna, Beaune
blsBlesæ, Blois
bmb Bamberga, Bamberg [Bavière]
bnaBerna, Bern (Berne)
bnnBononia, Bologna (Bologne)
bphBartpha, Bardejov (all. : Bartfeld ) [Slovaquie]
brcBarcinona, Barcelona (Barcelone)
brgBrugae, Bruges
briBarium, Bari [Pouilles]
britBritannia, Angleterre
brlBerolinum, Berlin
brnBerona, Beromünster [Lucerne]
broBrona, Broni [Lombardie]
brsBaronissi [Campanie]
brtBrighton [Sussex]
brvBrunsviga, Braunschweig (Brunswick)
brxBrixia, Brescia
bshBensheim [Hesse]
bslBasilea, Basel (Bâle)
btvBatavia, Wroclaw (all. : Breslau) [Pologne]
btwBottwar [Wurtemberg]
budBuda, Buda
bxlBruxella, Bruxelles
bxnBrixina, Bressanone (all. : Brixen) [Haut-Adige]
cadCadubrium, Pieve di Cadore [Frioul]
camp Campania, Champagne
casCasinus Mons, Montecassino (Mont-Cassin) [Latium]
catCatana, Catania (Catane)
cataCatalaunia, Catalunya (Catalogne)
cauCaurium, Soria [Castille-Leon]
cbgCastrum Bigorrenses, Tarbes
cblCabelia, Châblis
cbrCamboricum, Cambridge
cchColchester [Suffolk]
ccmCrucenacum, Bad-Kreuznach [Rhénanie]
cdbCorduba, Córdoba (Cordoue)
cdfCardiffa, Cardiff
cdmCadomum, Caen
cdrCadurcum, Cahors
cdtCava dei Tirreni [Campanie]
ceaCarea, Chieri [Piémont]
cfjCastrum Forojuliense, Cividale [Frioul]
cflConfluentes, Koblentz (Coblence)
chtChantiliacum, Chantilly
chvChiusi de la Verna [Toscane]
chwChatsworth [Derbyshire]
claCella, Celle [Basse-Saxe]
clcCliniacum, Cluny
cldClaudia, Klagenfurt [Autriche]
cldClaudiopolis, Saint-Claude [Jura]
cleClevum, Gloucester
cllCollis, Colle di Val d’Elsa [Toscane]
clmColmaria, Colmar
clnColonia Agrippina, Köln (Cologne)
clpCarolopolis, Charleville
clrCalaris, Cagliari
cltCaletum, Calais
clvClavasium, Chivasso [Piémont]
cmcCamarica, Vittoria [P. Basque esp.]
cmnCamerinum, Camerino [Ombrie]
cmrCameracum, Cambrai
cnbConimbrica, Coimbra (Coïmbre) [Portugal]
cncConca, Cuenca [Castille-Manche]
cnmCenomanum, Le Mans
cosCosilinum, Padula [Campanie]
cpfCrypta Ferrata, Grottaferrata [Latium]
cptComplutum, Alcalá de Henares
craCastrum Radulphi, Châteauroux
crcCracovia, Kraków (Cracovie)
crgCivitas Regalis, Ciudad Real [Mancha]
criClarium, Chiari [Lombardie]
crlCaroli Hesychium, Karlsruhe [Bade]
crmCremona, Cremona (Crémone)
crnCarnuti, Chartres
crpCarpentoracte, Carpentras
crrCorregium, Correggio [Émilie]
crsCarcaso, Carcassonne
cryCorythum, Cortona [Toscane]
csaCascia [Ombrie]
csbCæsaris Burgus, Cherbourg
csgCaesaraugustae, Zaragoza (Saragosse)
cshCashilia, Cashel [Irlande]
cslCasella, Casale (Caselle) [Piémont]
csnCesina, Cesena [Émilie]
cstConstantia, Konstanz (Constance)
ctlCatalaunum, Châlons-sur-Marne
cttConstantia (Gallicana), Coutances [Manche]
ctuCantuaria, Canterbury (Cantorbéry)
ctvCastrum Vetranum, Castelvetrano [Sicile]
cunCuneum, Cuneo (Coni) [Piémont]
cvmCalvus Mons, Chaumont
cvrClavarium, Chiavari [Ligurie]
cvtConventria, Coventry [West Midlands]
dblDublinum, Dublin
dcmDuacum, Douai
dnlDunelmum, Durham
dnsDonastenium, San Sebastián (Saint-Sébastien) [P. basque esp.]
drpDrepanum, Trapani [Sicile]
dsdDresda, Dresden (Dresde)
dssDusseldorpium, Düsseldorf
dthDethmolda, Detmold [Rhénanie]
dtsDertosa, Tortosa [Catalogne]
dvdDivodurum, Metz
dvnDevona, Schweinfurt [Bavière]
dvoDivio, Dijon
dvtDaventriae, Deventer
dwnDownside [Gr. Londres]
ebcEboracum, York
ebrEbroica, Évreux
egbEugubium, Gubbio [Ombrie]
emdEmda, Emden [Basse-Saxe]
erfErfordia, Erfurt
escEscuriale, L’Escorial (L’Escurial)
fbgFriburgum, Freibourg im Breisgau (Fribourg-en-Br.)
fbmFriburgum, Fribourg [Suisse]
fbrFabrianum, Fabriano [Marches]
ffaFarfa [Latium]
flbFlaviobriga, Bilbao
flcFalconara [Sicile]
fldFulda, Fulda [Hesse]
flgFulginium, Foligno [Ombrie]
flqFlaviae Aquae, Chaves [Portugal]
flrFlorentia, Firenze (Florence)
fltFeltrium, Feltre [Vénétie]
flvFlavionia, Santiago de Compostella (St-Jacques-de-Comp.)
flxFlexia, La Flèche [Sarthe]
fmm Firmum, Fermo [Marches]
fnaFanum Sancti Andreæ, Santander
frcFricdislaria, Fritzlar [Hesse]
frlForum Livii, Forli [Émilie-Romagne]
frmFrancfurtum ad Moenum, Frankfurt am Main (Francfort-sur-le-Main)
frnFarinaria, Moulins
frpFranciscopolis, Le Havre
frrFerrara, Ferrara (Ferrare)
fspForum Sempronii, Fosombrone [Marches]
fvtFaventia, Faenza [Émilie-Romagne]
fvzFivizanum, Fivizzano [Toscane]
fxmFuxum, Foix
gdaGouda, Gouda [Hollande]
gdcGradicum, Gray [Hte-Saône]
gdnGedanum (Dantiscum), Gdansk (all. : Dantzig)
gdsGades, Cádiz (Cadix)
glfGuelferbytum, Wolfenbüttel [Basse-Saxe]
glsGlascovia, Glasgow
gltGalatina [Pouilles]
gndGanda, Ghent (Gand)
gngGrœninga, Groningen (Groningue)
gnsGnesna, Gniezno (all. : Gnesen) [Pologne]
gnuGenua, Genova (Gênes)
gnvGeneva, Genève
gppGippeswicum, Ipswich [Suffolk]
grdGranada, Granada (Grenade)
grhGrantham [Lincolnshire]
grmGermani Civitas, San Germano [Piémont]
grnGerunda, Gerona (catal. : Girona, fr. : Gérone) [Catalogne]
grtGratianopolis, Grenoble
grwGripeswolda, Greifswald [Poméranie]
gssGiessa, Giessen [Hesse]
gtgGœttinga, Göttingen [Basse-Saxe]
hbnHerbanum, Orvieto [Ombrie]
hbrHeilbronna, Heilbronn [Wurtemberg]
hdbHeidelberga, Heidelberg
hfnHafnia, København (Copenhague)
hgcHaga Comitis, Den Haag (La Haye)
hgnHagenoa, Haguenau
hlbHalberstadium, Halberstadt [Saxe]
hlkHolkham [Norfolk]
hlmHolmia, Stockholm
hmrHimera, Termini (Imerese) [Sicile]
hnvHannovera, Hannover (Hanovre)
hrbHerbipolis, Würzburg [Bavière]
hrfHerlufsholm [Danemark]
hrlHarlemum, Haarlem (Harlem)
hspHispalis, Sevilla (Séville)
htbHartlebury [Malvernshire]
hwdHawarden [Cheshire]
ihnIhena, Jena (Iéna) [Thuringe]
illIllice, Elche [Valence]
ilrIlerda, LLeida (Lérida)
ingIngolstadium, Ingolstadt [Bavière]
inpInteramna Praetutiorum, Teramo [Abbruzes]
insInsula, Lille
intInteramna, Terni [Ombrie]
jlbJuliobriga, Logroño [Rioja]
klnKilonia, Kiel [Schleswig-Holstein]
krhKirchaina, Kirchheim (Alsace)
lagLucus Augusti, Lugo [Galice]
lasLucus Asturum, Oviedo [Asturies]
lchLochia, Loches [Indre-et-Loire]
lcrLuceria, Lucera [Pouilles]
lcvLocoverus, Louviers [Eure]
ldgLindaugia, Lindau [Bavière]
ldmLindum, Lincoln [Lincolnshire]
ldsLedesia, Leeds [W. Yorkshire]
leoLeodicum, Liège
lgbLugdunum Batavorum, Leiden (Leyde) [Hollande]
lgcLegecestria, Leicester [Leicestershire]
lgdLugdunum, Lyon
lgsLegio Septima Gemina, León
llnLouvain-la-Neuve (Otignies) [Brabant]
lmlLa-Meilleraye-de-Bretagne [Loire-Atlantique]
lmnLimonum, Poitiers
lmvLemovicum, Limoges
lnbLuneburgium, Lüneburg [Basse-Saxe]
lndLondinium, London (Londres)
lntLonato [Lombardie]
lothLotharingia, Lorraine
lttLutter [Basse-Saxe]
lucLuca, Lucca (Lucques)
lvdLeovardia, Leeuwarden [Frise]
lvnLovania, Louvain – Leuven
lvpLiverpool
lxvLexovium, Lisieux
lycLycium, Lecce [Pouilles]
mbrMons Brisonis, Montbrison [Loire]
mchMonachium, München (Munich)
mcnMancunium, Manchester
mctMacerata, Macerata [Marches]
mdb Medioburgum, Middelburg [Zélande]
mdlMediolanum, Milano (Milan)
mdn Mindonia, Mondoñedo [Galice]
mdoModoetia, Monza [Lombardie]
mdsAbbaye de Maredsous, Denée [Namurois]
mdtMadritum, Madrid
mgbMagdeburgum, Magdeburg [Saxe-Anhalt]
mgpMagnus Portus, Mahón [Baléares]
mgtMogontiacum, Mainz (Mayence)
mkgMarkgröningen [Wurtemberg]
mlbMons Albanus, Montauban
mlcMalaca, Málaga
mlsMichilinstadum, Michelstadt [Hesse]
mmtMimatum, Mende
mndMundia Teneræ, Dendermonde (Termonde) [Flandres]
mnfMansfield [Nottinghamshire]
mnh Manhemium, Mannheim [Bade]
mntMantua, Mantova (Mantoue)
mprMarpurgum, Marburg (Marbourg) [Hesse]
mpsMons Pessulanus, Montpellier
mrdMirandula, La Mirandola [Émilie]
mrnMerona, Merano (all. : Meran) [Haut-Adige]
mslMassilia, Marseille
mspMonsampolo di Tronto [Marches]
msrMons Serratus, abbaye du Montserrat [Catalogne]
mssMessina, Messina (Messine)
mtcMatisco, Mâcon
mthMethera, Matera [Basilicate]
mtnMutina, Modena (Modène)
mtsMontes, Mons [Hainaut]
mvc Mons Vici, Mondovi [Piémont]
mzrMazarinum, Mazzarino [Sicile]
nicNicæa, Nice
nmgNoviomagus (Rhenanus), Nijmegen (Nimègues)
nmsNemausus, Nîmes
nmtNamnetus Portus, Nantes
normNormania, Normandie
nplNeapolis, Nápoli (Naples)
nptNamptodurum, Nanterre
nrbNorimberga, Nürnberg (Nuremberg)
nrdNordovicum, Norwich [Norfolk]
nrlNorlingiacum, Nördlingen [Bavière]
nrnNarnia, Narni [Ombrie]
nslNeosolium, Banská Bystrica (all. : Neusohl) [Slovaquie]
nvcNovocomum, Como (Côme)
nvdNoviodunum, Nevers
nviNovi, Neuvy-Sautour [Yonne]
nvmNoviomagus, Neufchâteau [Vosges]
nvrNovaria, Novara (Novare)
obrObernacum, Obernai (all. : Ober-Ehenheim) [Bas-Rhin]
oclOcellodurum, Zamora [Castille-Leon]
olmOlmutium, Olomouc (all. : Olmütz) [Pologne]
olsOlisipo, Lisboa (Lisbonne)
onlOnoldinium, Ansbach [Bavière]
oñtOñati (Oñate) [P. basque esp.]
orcOrcelis, Orihuela [Valence]
orgOrgellum, La Seu d’Urgel (Seo de Urgel) [Catalogne]
oscOsca, Huesca [Aragon]
oslOslo
ostOstra Vetere [Marches]
oxmOxoma, El Burgo de Osma [Castille]
oxnOxonia, Oxford
parParisius, Paris
pbtProbatopolis, Schaffhausen (Schaffhouse) [Suisse]
phcPhorca, Pforzheim [Bade-Wurtemberg]
pictPictavia, Poitou
pisPisae, Pisa (Pise)
pllPallantia, Palencia [V. Castille]
plmPalma, Palma de Mallorca
pltPlatea, Piazza Armerina [Sicile]
pmbPembroke [P. de Galles]
pmpPampalona, Pamplona (Pampelune)
pnbPennabilli [Marches]
pnmPanormus, Palermo (Palerme)
pnnPosnania, Poznan (all. : Posen) [Pologne]
pntPintia, Valladolid
pnvPons Vetus, Pontevedra [Toscane]
ppaPapia, Pavie
pppPoppi [Toscane]
prgPraga, Praha (Prague)
prlPortus Lunæ, La Spezia [Ligurie]
prmParma, Parma (Parme)
prpPerpenianum, Perpignan
prsPerusia, Perugia (Pérouse)
prvProvinum, Provins
pscPiscia, Pescia [Toscane]
psrPisaurum, Pesaro [Marches]
ptmPolitium, Polizzi Generosa [Sicile]
ptvPatavium, Padua (Padoue)
pvtPrivatum, Privas [Ardèche]
pxaPax Augusta, Badajoz [Estrémadure]
pyrBad Pyrmont [Basse-Saxe]
rbgRotenburgum, Rothenburg ob der Tauber [Bavière]
rchRochdale [Manchester]
rdmRodumna, Roanne
rdnRedones, Rennes
retReate, Rieti [Ombrie]
rgaRiga, Riga
rgmRegium Lepidi, Reggio nell’Emilia
rgsRagusa, Dubrovnik (anc. Raguse)
rhdRhodigium, Rovigo [Vénétie]
rmcRemorum civitas, Reims
rmgRotomagus, Rouen
rmnRomano Canavese [Piémont]
rmnRomanum, Romans [Drôme]
romRoma, Roma (Rome)
rpgRupes Guidonis, La-Roche-sur-Yon
rplRipoll [Catalogne]
rstRostochium, Rostock
rtbRatisbona (Augusta Tiberii), Regensburg (Ratisbonne)
rtdRoterodamum, Rotterdam
rtnRotena Urbs, Rodez
rvmRivus Morentini, Romorantin
rvnRavenna, Ravenna (Ravenne)
sbcSublacum, Subiaco
sbnSaint-Bonnet-le-Château[Loire]
sbsSuebissena, Sˇwiebodzin (all. : Schwiebus) [Pologne]
sbtSabate, Savona (Savone)
sdmSandomierz [Pologne]
sdnSedanum, Sedan
sebuSebusianus Ager, Bresse
sgbSegobriga, Segorbe [Valence]
sgmSan Gimignano [Toscane]
sgrSaint-Germain-Varreville [Manche]
sgvSegovia, Segovia (Ségovie)
shwShrewsbury [Shropshire]
sldSolodurum, Solothurn [Suisse]
slmSalmantica, Salamanca (Salamanque)
slnSalinis, Salins
slrSalernum, Salerno (Salerne)
slsSelestadium, Sélestat [B.-Rhin]
smlSumelocenna, Rottenburg [Wurtemberg]
sngSenogallia, Senigallia [Marches]
snjSena Julia, Siena (Sienne)
sntSantena, Xanten [Westphalie]
solSolemnæ, Solesmes [Sarthe]
splSpinalium, Épinal
spnSparnacum, Épernay
sptSeptempeda, San Severino Marche [Marches]
srbSarisberia, Salisbury [Wiltshire]
srgSergiana, Sarzana [Ligurie]
sstSusatum, Soest [Westphalie]
stgStutgardia, Stuttgart
stnStein [Bade-Wurtemberg]
strStrigonia, Esztergom [Hongrie]
sttSittavia, Zittau [Saxe]
sxfSaxum Ferratum, Sassoferrato [Marches]
syrSyracusae, Siracusa (Syracuse)
tbaTabia, Taggia [Ligurie]
tbgTubinga, Tübingen [Bade-Wurtemberg]
tblTurbula, Teruel [Aragon]
tdnTrudonis Cœnobium, Sint-Truiden (Saint-Trond) [Limbourg]
teaTeate Marrucinorum, Chieti [Abruzzes]
tgrTigurum, Zürich
tjcTrajectum, Maastricht (Maëstricht)
tlsTolosa, Toulouse
tltToletum, Toledo (Tolède)
tnvTornacum Nerviorum, Tournai
tphTiphernum, Città di Castello [Ombrie]
trcTrecae, Troyes
trdTridentum, Trento (Trente)
trgTergeste, Trieste
trjTrajectum Inferius, Utrecht
trlTurris Libyssonis, Sassari [Sardaigne]
trmTorremaggiore [Pouilles]
trnTaurinum (Augusta Taurinorum), Torino (Turin)
trrTarraco, Tarragona (Tarragone)
trsTreysa [Hesse]
trsTuriasco, Tarazona [Aragon]
trvTreverica Urbs, Trier (Trèves)
turTuronum, Tours
turoTouraine
tvcTornensis Vicus, Torun (all. : Thorn) [Pologne]
tvlTarivallis Burgus, Sansepolcro [Toscane]
tvsTarvisium, Treviso (Trévise)
txdTaxandria, Torhout (Tourhout) [Flandre]
uctUcetia, Uzès
ulmUlma, Ulm [Bade-Wurtemberg]
upsUpsalia, Uppsala (Upsal) [Suède]
urbUrbinum, Urbino (Urbin)
utnUtinum, Udine [Frioul]
väsVästerås [Suède]
vctVicentia, Vicenza (Vicence) [Vénétie]
vdbVindobona, Wien (Vienne) [Autriche]
vgbViglebanum, Vigevano [Lombardie]
vgnVenegono [Lombardie]
vlgVillingen-Schwenningen [Bade]
vllVallis Guidonis, Laval
vlmVesolum, Vesoul
vltValentia (Hispania), Valencia (Valence) [Espagne]
vndVindesorium, Windsor
vniValoniæ, Valognes [Manche]
vnnVienna, Vienne [Isère]
vntVenetia, Venezia (Venise)
volVolaterræ, Volterra [Toscane]
vrcVercellae, Vercelli (Verceil) [Piémont]
vrdVarasdinum, Varazdin [Croatie]
vrlVerulæ, Veroli [Latium]
vrmVarallum, Varallo Sesia [Piémont]
vrnVerona, Verona (Vérone)
vslVesalia, Wesel [Westphalie]
vspVicus Spacorum, Vigo [Galice]
vstVesontio, Besançon
vtaVenta, Winchester [Hampshire]
vtbViterbium, Viterbo (Viterbe) [Latium]
vtrVelitræ, Velletri [Latium]
vttVittorio Veneto [Vénétie]
vvgVicus Virginis, Varazze [Ligurie]
wdhBad Windsheim [Bavière]
wlwWlocawek [Pologne]
wptWuppertal [Rhénanie]
wsbWisbech [Norfolk]
wsmWestmalle [Prov. d’Anvers]
wstWestmonasterium, Westminster
wtzWitzenbrunno, Weißenhorn [Bavière]
zphZutphania, Zutphen [Gueldre]

IMPRIMEURS LYONNAIS FIGURANT SUR LES CARTES Nos 1 ET 3

Les mentions entre crochets carrés renvoient aux abréviations utilisées dans les cartes (voir index).

Jacques Arnoullet – Naît près de Bourges ; s’établit à Lyon vers 1485. [avr]

Nicolaus de Benedictis – D’origine catalane ; imprime à Venise (1re éd. en 1481) ; puis à Turin (1490-1496) ; s’installe à Lyon en 1496. [cata]

Boninus de Boninis – Né à Raguse (act. Dubrovnik) ; imprime à Venise (1478-1479), Vérone (1481-1483), Brescia (1483-1491) ; il s’installe à Lyon en 1499. [rgsvntvrnbrx]

Pierre Boutellier (Pierre Pincerne) – D’origine allemande ; il imprime à Lyon et à Vienne (1481-1495). [vnn]

Janon Carcain – Vraisemblablement d’origine italienne, peut être parent d’Antoine Carcagni imprimeur à Pavie ; il est établi à Lyon à partir de 1485. [ppa]

Barnabé Chaussard – Né à Nevers ; il s’installe à Lyon vers 1490. [nvd]

Claude Davost de Troy – Peut-être originaire de Troyes ? Son premier livre connu est daté de 1500. [trc]

Claude Dayne – Natif de Salins – Son nom apparaît pour la première fois à Lyon en 1493. [sln]

François Fradin, dit Poictevin – Né en Poitou ; premier livre connu imprimé en 1497. [pict]

Jean Genin Le Diamantier – Venu de Lorraine ; actif à Lyon dès 1493 ; son nom n’apparaît qu’en 1500 sur une édition imprimée pour lui par Claude Davost. [loth]

Sixtus Glockengiesser – Originaire de Nördlingen ; première trace de son activité à Lyon vers 1485. [nrl]

Martin Husz – Originaire de Bottwar (Wurtemberg) et frère aîné ou cousin de Mathias ; il étudie à l’université d’Erfurt (1468), puis fait son apprentissage d’imprimeur à Bâle ; il imprime à Toulouse (1476), puis s’installe à Lyon en 1477. [btwerfbsltls]

Mathias Husz – Originaire de Bottwar (Wurtemberg), frère cadet ou cousin de Martin, il apprend sans doute son métier à Bâle, et s’installe à Lyon en 1478. [btwbsl]

Bonifacius Johannis – Né à Aubinges, près de Bourges ; désigné comme imprimeur à Lyon dès 1485 ; la première édition à son nom est datée de 1493. [abg]

Jean de La Fontaine – Venu de Normandie ; il signe ses premières impressions en 1488. [norm]

Perrinus Lathomi (Perrin le Masson) – Originaire de Lorraine, il imprime à Lyon à partir de 1479. [loth]

Guillaume Le Roy – Natif de Liège ; après le sac de cette ville en 1468, il séjourne sans doute à Cologne, Bâle et Beromünster ; il arrive à Lyon en 1473. [leoclnbslbrn]

Jacques Maillet – Venu du diocèse de Saint-Claude (Franche-Comté) ; installé à Lyon comme imprimeur dès 1482, première édition attribuée avec certitude en 1486. [cld]

Pierre Mareschal – Originaire de la Bresse, il est actif à Lyon à partir de 1490. [sebu]

Johann Neumeister – Né sans doute à Treysa (Hesse) ; étudiant à Erfurt ; apprend l’art de l’imprimerie à Mayence ; il quitte cette ville entre 1462 et 1468 ; premières impressions attestées à Foligno (Ombrie, 1470-1472) ; il retourne à Mayence (1479-1480) ; prototypographe (?) d’Albi (1481-1483), il s’installe à Lyon en 1487. [trserfmgtflgalb]

Nicolaus Philippi – Natif de Bensheim (Hesse), il arrive à Lyon en 1477 où il imprime avec M. Reinhart.

Marcus Reinhart – Originaire de Markgröningen (Wurtemberg) ; son surnom, de Argentina, indique qu’il aurait fait son apprentissage à Strasbourg ; il s’associe à Lyon à N. Philippi à partir de 1477. [mkgagt]

Jacobus Sacon – Natif de Romano (Piémont) ; ses impressions lyonnaises sont attestées dès 1498. [rmn]

Johannes Schabeler – Né à Bottwar (Wurtemberg) ; étudiant à Bâle, il arrive à Lyon en 1483. [btwbsl]

Johannes Siber – Originaire de Nördlingen (Bavière), étudiant à Fribourg (Bade) ; travaille à Bâle, puis arrive à Lyon en 1477; des impressions lui sont attribuées à partir de 1481. [nrlfbgbsl]

Jacobinus Suigus de Suico – Originaire de San Germano Vercellese (Piémont) ; probablement formé à Venise, il revient imprimer dans sa ville (1484), puis à Verceil toute proche (Piémont-1485), à Chivasso près de Turin (1486), puis à Turin (1487- 1497) ; une impression lui est attribuée à Venise en 1487 ; de Turin, il vient s’installer à Lyon en 1496 ; il serait revenu à Venise à la fin de sa vie. [grmvntvrcclvtrn]

Michel Topié – Allemand, né à Bad Pyrmont (Basse-Saxe) ; il imprime à Lyon à partir de 1488. [pyr]

Johann Trechsel – Peut-être natif de Mayence ; il étudie à Erfurt (1454) ; il arrive probablement à Lyon en 1486 ; ses premières impressions connues datent de 1489. [mgterf]

Petrus Ungarus (Pierre Hongre) – Originaire de Bardejov (Slovaquie), il travaille d’abord à Venise (1477-1478) puis s’établit à Lyon en 1480. [bphvnt]

Jean de Vingle – Issu d’une famille sans doute originaire de Wingles, près de Lens, il est lui-même né à Abbeville ; il travaille à Lyon à partir de 1492 ou 1493. [abb]

Michael Wenssler de Basilea – Natif de Strasbourg, imprimeur à Bâle (1472-1491), il s’expatrie à Cluny (1492-1493), travaille à Mâcon (1493-1494), puis arrive à Lyon en 1494 ou 1495. [agtbslclcmtc]

Nicolaus Wolf – Originaire de Lutter am Barenberge (Basse-Saxe), il s’établit à Lyon en 1494 (Première impression attribuée : 1495). [ltt]

IMPRIMEURS PARISIENS FIGURANT SUR LES CARTES Nos 2 ET 3

Les mentions entre crochets carrés renvoient aux abréviations utilisées dans les cartes (voir index).

Alexander Alyate – né à Milan ; imprime à Paris en 1497. [mdl]

Félix Baligault – venu de Champagne ; imprime à Paris en 1492. [camp] Antoine Baquelier – natif de Grenoble ; imprime à Paris en 1491. [grt]

Jean Barbier né à Neuvy-Sautour (Yonne) ; exerce à Londres en 1497, à Westminster en 1498 ; s’installe à Paris en 1502. [nvilndwst]

Richard Blandin – natif d’Évreux ; imprime à Paris en 1477. [ebr] André Bocard – originaire du Poitou ; imprime à Paris en 1491. [pict]

Guillermus de Bosco – issu du diocèse de Soissons ; à Paris en 1494. [ags] Narcisse Bruno – originaire d’Alsace ; s’installe à Paris en 1500. [alis]

Petrus Caesaris – Pierre CésarPeter Kaiser – Pierre – Wagener – Wagner – né à Sˇwie-

bodzin (Pologne) autrefois Schwiebus, dans le Brandebourg ; connu à Paris dès 1473. [sbs]

Antoine Caillaut – originaire de Touraine ; imprime à Paris en 1480. [turo]

Johannes de Coblenz – Jean de Coulance – de Cowlance – né à Coblence ; imprime à Paris en 1497. [cfl]

Martin Crantz – né à Königsbach-Stein, près de Pforzheim ; prototypographe de Paris, 1470. [stn]

Simon Doliatoris – né à Olsztyn, Pologne (alld. Allenstein) ; imprime à Paris en 1483. [all]

Jean Du Pré (de Paris) – vraisemblament originaire du Calaisis ; imprime à Paris à partir de 1481, puis à Chartres en 1482 et à Abbeville en 1486-1487. [cltabbcrn]

Michael Friburger – né à Colmar ; prototypographe de Paris, 1470. [clm] Ulrich Gering – né à Constance ; prototypographe de Paris, 1470. [csc]

Gilles et Robert de Gourmont – natifs de Saint-Germain-Varreville, dans le Cotentin ; Robert imprime à Paris à partir de 1498, Gilles en 1499. [sgr]

Wolfgang Hopyl – né à La Haye ; imprime à Paris en 1489. [hgc]

Étienne Jehannot – originaire du diocèse d’Angers ; imprime à Paris en 1492. [adg] Thomas Kees – né à Wesel, Westphalie ; imprime à Paris en 1500. [vsl]

Thielman Kerver – né à Coblence ; travaille à Paris en 1497. [cfl]

Nicole de La Barre – né dans le diocèse de Soissons ; imprime à Paris en 1495. [ags]

Pierre et Guillaume Le Rouge – nés à Chablis ; Pierre imprime à Chablis en 1478 et 1479, puis s’installe à Paris en 1487 ; Guillaume exerce à Chablis en 1489, à Troyes de 1491 à 1496, puis à Paris en 1503. [cbltrc]

Enguilbert, Geoffroy et Jean de Marnef – de Paris ; exercent à Paris, Angers et Bourges. [adgavr – lmn]

Louis Martineau – né en Touraine ; imprime à Paris vers 1480. [turo]

Guillermus Maynyal – vraisemblablement originaire d’Angleterre ; exerce à Paris en 1480. [brit]

Georg Mittelhus – né à Strasbourg ; exerce à Paris en 1488. [agt]

Jacques Moerart – natif du diocèse de Tournai ; imprime à Paris en 1493. [tnv] Johann Philippi – né à Bad Kreuznach, Rhénanie ; exerce à Paris en 1494. [cnm] Jean Poitevin – sans doute originaire du Poitou ; imprime à Paris vers 1497. [pict] Gilles Remacle – né à Liège ; imprime à Paris en 1499. [leo]

Berthold Rembolt – natif d’Obernai, anciennement Ehenheim, en Alsace ; exerce à Paris en 1494. [obr]

Louis Symonel – né à Bourges ; imprime à Paris vers 1474. [avr]

Georg Wolf – né à Baden Baden ou peut-être seulement dans le duché de Bade, selon l’ambigüité de l’épithète de « badensis » qui lui est accolé ; exerce à Paris en 1489. [aqæ]

TITRES DES CARTES

Carte nº1– Mobilité des imprimeurs lyonnais.

Carte nº 2– Mobilité des imprimeurs parisiens.

Carte nº 3– Mobilité comparée des imprimeurs lyonnais et parisiens.

Carte nº 4– Origine des imprimeurs lyonnais et parisiens.

Carte nº 5– Imprimeurs français « multi-localisés ».

Carte nº 6– Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Espagne et Portugal.

Carte nº 7 – Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Îles britanniques, Pays-Bas, Belgique et France.

Carte nº 8 – Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Scandinavie, Pays germaniques, Suisse et Europe de l’Est.

Carte nº9– Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Italie.

Carte nº 10 – Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes (synthèse).

Carte nº 11 – Lieux d’impression actifs à la fin du XVe siècle.

Carte n°1 - Mobilité des imprimeurs lyonnais

Légende des cartes 1 à 3 Par convention, on a choisi de représenter le déplacement d'un imprimeur par un trait suivant la voie la plus courte, ou la plus vraisemblable entre deux lieux. épaisseur du trait est proportionnelle au nombre de passages d'un lieu à l'autre. Les pointillés signalent les itinéraires rattachés à une région sans détermination d'un lieu précis. Un point d'interrogation souligne un doute sur le lieu. Les lieux sont désignés par un point et un code de 3 lettres pour une ville, de 4 lettres pour une région, établi selon le nom latin du lieu, s'il existe. La liste des codes figure dans l'index supra.

Carte n°2 - Mobilité des imprimeurs parisiens

Carte n°3 - Mobilité comparée des imprimeurs lyonnais et parisiens

Carte n°4 - Origines des imprimeurs lyonnais et parisiens

Carte n°5 - Imprimeurs français "multi-localisés"

Carte n°6 - Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Espagne et Portugal

Carte n°7 - Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Iles britaniques, France, Pays-Bas

Carte n°8 - Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Pays germaniques, Suisse, Scandinavie, Europe de l'Est.

Carte n°9 - Incunables lyonnais dans les bibliothèques européennes : Italie, Europe centrale et Atlantique.

Carte n°10 - Incunables lyonnais dans les bibl. européennes

Carte n°11 - Lieux d'impression actifs en 1500

Marque typographique de Jacobinus Suigus, à Lyon, sur : Baldus de Ubaldis, Super usibus feudorum, cum additionibus Andreae Barbatiae…, [Lyon], Nicolaus de Benedictis et Jacobinus Suigus, 28 août 1497, 2° (H 2324*). Exemplaire de la Bibliothèque municipale de Valenciennes, photo F. B.

____________

1 Lucien Febvre, Henri-Jean Martin, L’Apparition du livre, Paris, Albin Michel, 1958 (« L’Évolution de l’humanité ») ; 3e éd., ibid., 1999, postface de Frédéric Barbier.

2 L’ISTC est une base de données développée depuis 1980 par la British Library. Nous utilisons les deux CD Rom de The Illustrated ISTC, version 1.5., Reading, Primary Source Media, 1997. Il existe une seconde édition, sur quatre CD Rom, parue en 1999, ainsi qu’une version en ligne, payante, sur le site de la British Library, disponible à l’adresse suivante : http://www.bl.uk/catalogues/istc/index.html.

3 Le premier volume (Bibliothèques de la région Champagne-Ardennes) est paru en 1979. En 2005, la série comptait quinze volumes. Il reste à faire paraître une quinzaine d’autres volumes, certains étant totalement achevés, d’autres partiellement, d’autres enfin ne figurant qu’à l’état de projet.

4 Patrimoine des bibliothèques de France, Paris, Banque CIC pour le livre, Ministère de la Culture, 1995, 10 vol. et 1 vol. d’index.

5 Selon que l’on prend comme référence un calendrier commençant en janvier, ou commençant à Pâques (vieux style).

6 Voir une synthèse dans Histoire de la France urbaine : La Ville médiévale, des Carolingiens à la Renaissance, dir. Jacques Le Goff et André Chédeville, Paris, Seuil, 1980, surtout pp. 473-475.

7 Ainsi de ce véritable morceau de bravoure tiré de l’Histoire de l’imprimerie de Paul Dupont (Paris, 1854) : « Mais, dès que la typographie fut inventée, dès qu’on fut assuré que le fruit de longs travaux serait dorénavant à l’abri de toute corruption, une incroyable émulation s’empara des esprits. Toutes les gloires antiques furent interrogées, pesées, rétablies et préservées à l’avenir des souillures de l’ignorance ou des attouchements profanes. Ce fut alors comme une croisade d’érudits courant à la conquête d’une autre terre sainte depuis trop longtemps ravagée par d’autres barbares… »

8 Voir notre article, « Géographie des impressions européennes », dans Le Berceau du livre : autour des incunables [Mélanges Pierre Aquilon], dir. Frédéric Barbier, Genève, Librairie Droz, 2003, pp. 125-173, ill. (Revue française d’histoire du livre, 118-121).

9 Pour le détail, Voir article cité dans la note précédente.